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SEMAINE #25 : DU 19 AU 25 JUIN

Après 260 articles, 52 semaines de diffusion, des heures à débattre des virgules et du reste, on ne vous remerciera jamais assez ! Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et à nous envoyer vos ondes positives. Merci pour votre fidélité et vos mots gentils !

Toute la team STN

 

Accusé, tweetez-vous

Cette semaine, on vous relate la folle histoire de Laura Lania. Cette streameuse américaine – elle se filme en jouant aux jeux vidéos – était invitée à un salon à Los Angeles, et s’est montrée très discrète sur les réseaux sociaux… de telle manière qu’une de ses amies a lancé un appel, car introuvable depuis la soirée de la veille. Et là, c’est le drame : 20 000 retweets, des fans en furie, des sollicitations auprès de la police locale et des fausses rumeurs à la clé. C’est 5 heures après cet appel que Laura tweete pour élucider le mystère : elle avait simplement éteint son portable.
Les internautes, insatisfaits, demandent des preuves et font circuler des rumeurs sexistes. Elle aurait passé la nuit dans un hôtel, dans un strip-club, aurait été infidèle. Laura poste donc des photos de ses tickets de caisse, cherche des photographies d’elle la veille pour instruire son procès du web… Voilà donc à quoi ressemble la toile qui délire : les internautes peinent à croire que leurs stars du web existent hors du cyberespace et il est impossible pour elles de se soustraire aux regards numériques
Comme si vivre, c’était tweeter. À méditer !

 

strong

 

Direction GoogleLand, s’il-vous-plaît

Il y a quelques semaines, on vous parlait des nouveaux locaux d’Apple, appelés « Apple Park ». On se demandait même si ce gigantesque territoire n’allait pas devenir un Etat… Mais c’était avant d’apprendre la nouvelle. Cette semaine, c’est Google qui va plus loin : la mairie de San José en Californie cède à la firme 16 parcelles de la ville pour y construire un village tech. Et le mastodonte voit grand, puisque c’est plus de 7 millions de mètres carrés de bâtiment qui pourraient être inaugurés au terme de la construction. Contrairement à Apple, il s’agirait bien d’un village, qui allie locaux privés pour les employés et espace public ouvert à tous. Au programme : un centre de recherche et développement, 20 000 employés, des magasins, des restaurants, des parcs ouverts à tous et une architecture made in Google branchée écolo. Et bien sûr, des habitants mécontents de voir leur ville transformée en cité du futur, et les tarifs immobiliers grimper… Car c’est le problème avec l’emprise des géants de la tech pour les politiques : pourront-ils encore leur refuser quoi que ce soit ?

strong

 

Je pense donc je suis (sur les réseaux sociaux)

Tout a commencé avec une affaire peu reluisante. Un jeune américain de Caroline du Nord avait purgé sa peine pour détournement de mineur, ce qui ne l’a pas empêché, à sa sortie, de s’inscrire sous une fausse identité sur les réseaux sociaux.
Démasqué à nouveau par la police, il lui a été reproché de s’être inscrit sur un réseau social fréquenté par des enfants. Le jeune homme fait appel, et cette semaine, la Cour Suprême tranche : les réseaux sociaux sont le moyen d’exercer sa liberté d’expression, et leur usage est donc protégé par le Premier Amendement.
Hé oui, les gars ! Les réseaux sociaux sont un droit fondamental. La Cour a reconnu la place centrale occupée par le cyberespace dans le débat d’idées et d’opinions, de telle manière qu’il serait par conséquent interdit de restreindre l’accès à Internet d’un citoyen américain. Au Canada déjà, pour lutter contre la fracture numérique et l’exclusion sociale, l’accès à Internet haut débit est considéré comme un « besoin vital », au même titre que l’eau.
Ben dis-donc, on en demandait pas tant !

 

Fin et suite…

On vous contait de temps à autre les déboires de l’entreprise Uber, et cette semaine marque la fin d’un règne. Travis Kalanick, le chef d’Uber quitte définitivement le groupe.
Pour vous donner un aperçu, ça faisait des mois qu’Uber était englué dans une image de canard boîteux de la Silicon Valley. Entre les accusations d’espionnage de concurrents, les déclarations douteuses de la part des dirigeants, les chauffeurs échaudés par la politique interne sans compter les diverses affaires de harcèlement sexuel qui ont donné lieu à une série de licenciements… Uber avait de quoi faire jaser. L’entreprise conjugue étrangement une image de pionnier de la disruption pour les uns et d’entreprise ultra-agressive pour les autres.
Désormais, l’ambition de l’entreprise est de revenir dans le droit chemin pour redorer son blason auprès du public et de ses partenaires chauffeurs. Et on lui conseillerait de le faire vite, car il y a fort à parier que la chute d’un patron aussi sulfureux inspirera le scénario d’un bio-pic tout aussi polémique…

strong

 

Social Mag

Et si un journaliste sommeillait en chacun de nous ? À en croire le dernier sondage de l’ACPM – Alliance pour les chiffres de la presse et des médias – c’est le rêve de certains lecteurs. L’étude sur les attentes et les désirs du lectorat de la presse a attiré 20 000 participants, et révélé de nouvelles vocations. Si depuis des années, les marques ont renoncé à une relation verticale avec leurs consommateurs, et les intègrent dans leur processus de création, aucune raison que les médias soient épargnés. C’est en tout cas le souhait des lecteurs : ils sont 67% à désirer participer aux conférences de rédaction et 82% à vouloir proposer des sujets. Mieux, ils considèrent pour 70% d’entre eux que « demain, la presse appartiendra à ses lecteurs »… Au point d’être favorable à la notation des journalistes (62%). La vague de la défiance a fait son effet : de plus en plus considérés comme déconnectés de la réalité par l’opinion publique, un modèle de presse collaboratif pourrait incarner son salut. Après les Blablacar, Kiss Bank Bank et autres initiatives, à quand le premier journal national entièrement réalisé par et pour ses lecteurs ?

 

Si vous n’avez pas eu le temps de flâner sur le net, prenez le :