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#77 : DU 12 AU 18 FÉVRIER

 

Sommes-nous tous égaux sur le web ?

C’est la question qui a circulé sur les réseaux sociaux, à la suite de nombreux articles au sujet des cyberviolences. Késako ? Ces violences, définies dans un rapport du Haut Conseil à l’Egalité paru récemment, consistent au harcèlement sexiste, aux « raids », à savoir des personnes qui attaquent une internaute simultanément, ou, moins connu, au cyber-contrôle – lorsqu’un conjoint surveille l’activité de sa conjointe à travers les outils numériques.

D’après le rapport, 73% des femmes ont déclaré avoir été victimes d’une de ces violences. Pire, les réseaux sociaux s’en font parfois les complices, en étant long à la détente de la modération. Sur 500 contenus offensants signalés, seuls 8% ont été supprimés par les plateformes Twitter, Facebook et Youtube. Alors même que la toile a souvent été présentée comme un espace public ouvert à tous et à toutes, avec la même liberté de parole et de ton, il semblerait que les chiffres soient têtus.

Good fake news

Parfois, certaines rumeurs peuvent potentiellement être flatteuses. C’est le cas de celle qui a circulé cette semaine au sujet de Netflix. L’entreprise aurait détecté qu’un de ses utilisateurs avait bingewatché 188 épisodes de sa série préférée, The Office, en moins d’une semaine. Soi-disant inquiète de l’activité de son abonné, Netflix se serait permis de lui envoyer un mail pour s’enquérir de sa santé mentale… Le tout était raconté par l’abonné en question dans un post sur la plateforme de réseau social Reddit, dans lequel il avouait être effectivement en dépression.

Malheureusement pour les journaux qui ont relayé l’info, il s’agissait d’une fake news. Netflix a confirmé via son service de presse que jamais l’entreprise ne s’était permise d’envoyer de tels mails intrusifs. En effet, la plateforme a renoncé à laisser couler la rumeur, sûrement de peur d’être accusée d’entrave à la confidentialité. Dommage, aux yeux des internautes, elle passait pour le bon samaritain…

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Facebook prend de l’âge

D’après un rapport d’un cabinet américain rendu public cette semaine, Facebook prend de l’âge et ses utilisateurs aussi. D’après le compte-rendu, les 12-24 ans éprouvent un désintérêt grandissant à l’égard de la plateforme, au profit de Snapchat. Le cabinet indique notamment, et c’est une première, qu’en 2017, moins de la moitié des internautes âgés entre 12 et 24 ans utilisait Facebook au moins une fois par mois. Dans la foulée, les prévisions ne sont pas au beau fixe : le cabinet mesure une baisse potentielle de 6% des utilisateurs âgés entre 12 et 24 ans pour les années à venir.

A contrario, le cabinet considère Snapchat comme la porte d’entrée aux réseaux sociaux pour les plus jeunes, rôle qu’avait endossé Facebook à ses débuts. Et si les jeunes désertaient véritablement la plateforme ? Facebook a anticipé cela avec le succès d’Instagram qui vient flirter de plus en plus avec Snapchat. Facebook n’est pas prêt de se transformer en « Copains d’avant »…

Paris est une fête

De nos jours, les réseaux sociaux sont véritablement devenus le moyen de court-circuiter les sillons traditionnels pour promouvoir des contenus à petit budget. C’est la leçon que nous donne le buzz de la semaine. Sur le web, les internautes se sont entichés d’un film en cours de production appelé « Paris est une fête ». Le concept ? Un film générationnel qui se fond dans la vie des parisiens, puisqu’il n’y a aucun figurant excepté les acteurs principaux, et que le scénario a dû s’adapter aux conditions de tournage sauvage.

Dans le trailer diffusé sur les réseaux sociaux, qui a récolté plus de 2 millions de vues et des milliers de likes, l’actrice du film explique la démarche, et la volonté de l’équipe de porter le film le plus loin possible grâce à un crowdfunding et au soutien du public. Maintenant que les internautes sont séduits, il ne reste que les programmateurs à conquérir… Et certainement beaucoup de droit à l’image à régler !

Instapoets à découvrir

En cette semaine dédiée à la St-Valentin et à l’amour en général, il semblerait qu’Instagram s’enflamme au rythme de la poésie. En effet, on assiste depuis peu à la création d’une véritable communauté appelée « Instapoets ». À l’origine ? De nombreuses auteures, qui officient sur la plateforme, en postant de petits poèmes courts et qui récoltent des milliers de likes.

Au point même où les maisons d’édition doivent suivre le mouvement, et s’adapter aux nouveaux formats de publication de ce registre d’écriture. Plus d’un million de références au hashtag ont déjà irrigué la plateforme… initialement dédiée à la photographie. Comment expliquer ce mélange des genres ? Sûrement parce qu’Instagram brouille les pistes : en se voulant le chef de file de l’esthétique, aucune raison que l’écriture soit mise de côté si elle vise le beau.

Si vous voulez être le geek le plus cool ce week-end, sachez que :