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LES 5 ACTUS QU’IL NE FALLAIT PAS MANQUER CETTE SEMAINE – SEMAINE #09

  • 3 mars 2017

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SEMAINE #08 : DU 27 FÉVRIER AU 5 MARS

 

Fait gaffe, y a un physio !

Et si les robots parvenaient à analyser nos émotions ? C’est à cette question que répond la start-up Angus.Ai, avec un algorithme aussi sensible qu’un humain… L’entreprise a conçu une intelligence artificielle qui identifie nos émotions grâce à nos expressions faciales. L’objectif final est de remplacer les caméras de surveillance des commerces en instrument d’optimisation marketing.
Hein ? Et bien il suffit pour le magasin d’envoyer les séquences vidéo à la start-up, et ses logiciels analysent en détail qui passe devant tel étalage, combien de temps, et surtout… Quelle tête le passant fait devant chaque produit. La start-up travaille à rendre le processus en temps réel : le client a l’air perplexe ? Les vendeurs, prévenus par l’algorithme, peuvent alors se précipiter à son secours. Il a l’air intéressé ? Alors le robot pourrait mettre en avant une information sur le produit afin de décider le consommateur. Du coup, faudra t-il s’attendre à être examiné sous toutes les coutures par un bot ? Le mystère reste entier. Si c’est le cas, à force d’être analysé en permanence, il y a des chances qu’on perde la spontanéité de nos émotions ou même qu’on en vienne à les cacher

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Tu peux lui demander si elle me kiffe ?

Ça ne vous aura sûrement pas échappé, mais depuis l’avènement des nouvelles technologies, nos rencontres amoureuses ont bien changé. Depuis l’époque de la lettre d’amour jusqu’au match Tinder, il y a eu du chemin. Apparemment, on est loin d’être au terme de l’évolution… Cette semaine, le CEO de Tinder nous donne des pistes sur l’avenir de l’application. D’après ce dernier, le match « automatique » serait inéluctable.
Oui, oui. Plus besoin de swiper, l’application s’occupe de tout. On vous donne un indice ? Votre appli de rencontres se transformerait en assistant conversationnel : vous marchez dans la rue à la recherche d’un damoiseau/demoiselle, vous exprimez votre désir au bot, et celui-ci vous matche avec votre futur(e) bien-aimé(e). Et tout cela grâce à quoi ? La data, biensûr ! Il suffit de croiser l’ultra-géolocalisation et les intérêts communs. Par exemple, vous êtes dans un bar, et vous recevez une notification : « Bidule assis(e) au coin du bar pourrait vous plaire »… En somme, le chatbot remplace ce fameux ami qui part en éclaireur pour faire l’intermédiaire avec votre crush. Est-ce qu’on gagne au change… ? Ce qui est sûr, c’est que ça crée une fracture entre les partisans des rencontres du digital, et ceux des rencontres spontanées. Et si les deux finissaient par ne plus jamais se croiser ?

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Twitt-block-er

Ces derniers temps, vous avez sûrement eu écho des affaires médiatiques en rapport avec des tweets douteux postés par des célébrités et exhumés par les internautes. Coup de théâtre quand Twitter annonce la même semaine un renforcement de ses normes de censure… Et oui, jusque-là, on avait beau taper du poing sur la table contre les abus, Twitter répondait « désolé, ce sont des humains qui s’occupent des 500 millions de tweets envoyés chaque jour ». Comprenez : ils ne peuvent pas tous les filtrer.
Ce mercredi, l’appli rectifie le tir en testant un algorithme modérateur. En combinant quelques critères de sélection, les harceleurs en tous genres, insulteurs et autres trolls seront enfin sanctionnés en temps réel… C’est pas trop tôt. Il faut dire que le réseau a ramé jusqu’ici : la liberté d’expression prônée par ses représentants a, depuis longtemps, fait l’objet d’abus. Pourquoi ? Parce que les CEOs de l’appli postulent que les comptes des utilisateurs sont la continuité de leur « moi social »… Alors qu’ils peuvent, au contraire, devenir de purs défouloirs. Ajoutez à ça la garantie de l’anonymat, et on comprend mieux comment prolifèrent messages de haine et autres joyeusetés. Heureusement que les algorithmes sont là pour les faire taire !

 

Creative Bot Director

Avis à tous les créatifs en herbe, méfiez-vous. Il se pourrait bien que votre verve, votre inspiration et vos storytellings soient… automatisés. C’est en tout cas la menace que fait planer un des représentants de Coca-cola sur l’avenir de sa marque. En gros, pour leurs prochaines campagnes, il se pourrait que Coca préfère plutôt confier une mission créative à un algorithme qu’à un cerveau humain.
Comment ça ? Et bien, vous n’êtes pas sans savoir que le machine learning fait de plus en plus de progrès, alors pourquoi pas laisser libre cours à son imagination ? De la musique du spot à l’écriture du script, en passant par la publication et l’achat média, le fantasme est de tout robotiser de A à Z. Tout en restant réaliste : bien entendu que tout cela ne se fera pas du jour au lendemain. En attendant, il y a quand même un hic. Imaginons qu’on nourrisse un algorithme de toutes les campagnes de Coca dans le but qu’il en crée une nouvelle. Fera t-il réellement preuve d’invention ? Ou ne se contentera t-il pas de réinvestir dans cette campagne les codes existants ? Et oui, heureusement encore, casser les codes, changer les perceptions et innover… restent l’apanage des humains.

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Flippant !

Vous connaissez le « survivalisme » ? Vous savez, ces gens persuadés qu’une catastrophe est imminente et qui se préparent pour survivre à tout prix. Initialement, on attribuait cette idéologie à quelques illuminés marginaux, jusqu’à ce qu’un article du New Yorker prouve le contraire. Les hauts cadres de la Silicon Valley n’y sont pas insensibles… Entre le CEO de Reddit qui stocke de la nourriture, des armes et des munitions, l’ancien cadre de Facebook qui s’est acheté un bout d’île reculé, l’autre qui prend des cours de tir à l’arc en cas de survie dans les bois, et ceux qui se font opérer des yeux pour être plus robustes pendant le chaos… On ne sait plus où donner de la tête.
D’après un des entrepreneurs interviewés, plus de la moitié de la Silicon Valley est persuadée qu’une catastrophe est sur le point d’advenir, et agit donc en conséquence. Mais… POURQUOI ? Les hypothèses varient. Ces entrepreneurs seraient les plus à même de mesurer les risques liés à Internet, et le caractère faillible des machines. Ils perçoivent à raison notre dépendance aux technologies, et en redoutent les conséquences. D’autres ont tout simplement peur d’une révolution à leur encontre : ils craignent une rébellion massive de la population contre les technocrates. Si ceux qui assistent en première ligne au progrès technologique se font de tels films, faut-il s’inquiéter ? L’un d’eux paraît rassurant : il rappelle que l’hypothèse du désastre est statistiquement faible mais… que les CEOs ont les moyens financiers de s’y préparer quand même.

strong

 

Si vous n’avez pas eu le temps de flâner sur le net, prenez le :

  • Un compte insta hommage à l’expression « tenir la chandelle » ? C’est ici
  • La photo des fraises qui ne contient aucun pixel rouge déchaine internet !
  • Vous rêvez d’embaucher un personnage de Disney ? Voici leurs CVs 😉